Manger végan pour être en bonne santé

Je publie ici une contribution venant de Quentin, l’animateur du site http://mercivegan.fr/

Les conflits entre les pro et les anti viande s’exacerbent progressivement, ce qui ne permet pas à un débat serein de s’installer dans notre société. S’il convient d’accompagner et d’accélérer le mouvement de réduction de la consommation de produits d’origine animale dans nos pays qui en mangent trop, en particulier pour faire un peu de place aux classes moyennes des pays émergents qui ont « bien de droit » de goûter comme nous à ces plaisirs, on peut aussi réfléchir tranquillement à l’option « vegan » qui paraît radicale pour beaucoup, en particulier par peur de passer à une alimentation déséquilibrée dangereuse pour la santé.

Adopter une alimentation végane comporte beaucoup de bienfaits pour la vie animale et pour l’environnement , mais aussi pour la santé.

Manger vegan est avant tout un choix éthique, philosophique et environnemental.

Mais beaucoup hésitent parfois à devenir végan pour des raisons nutritionnelles, car ils ont peur d’éventuelles carences s’ils arrêtent de consommer des produits animaux.

Pourtant, les bienfaits nutritionnels de l’alimentation végane sont très nombreux. Les vitamines comme les nutriments présents dans les végétaux sont riches et diversifiés.

Nous allons les détailler dans cet article.

1 – La question des produits animaux

Si manger de la viande et boire du lait présente, d’après la plupart des nutritionnistes, de nombreux bienfaits, cela conduit aussi à prendre certains risques si cette consommation est régulière ou excessive.

Cela accroît le risque de plusieurs maladies, dont des maladies cardio-vasculaires et cancers. La charcuterie est notamment pointée du doigt car elle contient du nitrate de potassium (E 252) et du nitrite de sodium (E 250), très nocifs pour notre organisme.

Le lait de vache contient lui certes du calcium, mais ce dernier contenu dans le lait est peu assimilable par l’organisme . En effet, comme tout aliment riche en protéine qui vient de l’animal, le lait a une charge acide rénale positive. Cela entraîne une réaction biologique de protection pour neutraliser les protéines « acides » néfastes, avant que les reins ne soient touchés. Et le corps s’efforce d’abord de survivre. Il va donc sacrifier la densité osseuse pour protéger nos reins et notre voie urinaire, essentielle pour le fonctionnement de l’organisme. Le meilleur moyen de neutraliser l’acide se trouve dans les os. Ainsi, même si le lait contient du calcium, il finit par retirer ce minéral essentiel de nos os.

En outre, le lactose est le sucre naturellement présent dans le lait de vache. Et pour bien le digérer, l’organisme utilise une enzyme, la lactase, que nous possédons à la naissance. Mais chez l’homme, la production de lactase s’arrête quelques années après la naissance. C’est pourquoi autant de personnes sont intolérantes au lactose, ou finissent par avoir du mal à le digérer de façon liquide. On observe ainsi que même les adultes qui ne sont pas intolérants au lactose finissent par arrêter de boire du lait le matin.

En outre, le poisson est une grande cause de contamination de mercure, un élément qui peut provoquer plusieurs perturbations du système nerveux (dont des problèmes neurologiques), au niveau des reins et du cœur. En réalité, certains types de poissons suscitent plus de préoccupations en la matière , car il peut notamment s’accumuler dans les tissus musculaires du poisson suite à son absorption à partir des eaux environnantes. De plus, en mangeant des proies qui contiennent du mercure, la concentration de mercure s’accroît d’autant plus, et augmente donc selon le rang dans la chaîne alimentaire. Ainsi, la concentration en mercure dans la chair d’un poisson prédateur qui mange de grandes quantités d’autres poissons pour s’alimenter sera en général plus élevée que dans celle d’un poisson qui n’en consomme que peu.

2 – La richesse des produits d’origine végétale

Tous les nutriments et vitamines d’une alimentation constituée de produits animaux sont présents dans l’alimentation végétale, si l’on exclut la vitamine B12.

On parle souvent de carence, mais complétée par des aliments enrichis en B12 ou des compléments , les aliments d’origine végétale sont riches et diversifiés, et permettent donc d’avoir une alimentation équilibrée. Pour être végan tout en étant en bonne santé, il est conseillé de consommer des aliments enrichis en B12 2 à 3 fois par jour, pour en absorber au moins 3 μg par jour. Il est aussi possible de prendre un supplément de B12 tous les jours qui fournit au moins 10 μg de B12, ou prendre un supplément une fois par semaine qui fournit au moins 2000 μg (avec par exemple 2 ampoules de 1000).

Si l’on se tourne vers l’alimentation végétalienne, elle est en fait riche en nutriments ! C’est le cas de protéines végétales, qui se trouvent dans divers aliments dont les légumineuses (pois, haricots, lentilles, etc.), les fruits à coque ou encore plusieurs substituts à la viande dont le seitan ou le tofu .

Le seitan est à base de farine de blé ou d’épeautre ou de gluten, et le tofu est un produit à base de soja. Ils sont tous les deux riches en protéines, et se cuisinent très facilement à la poêle. Pour leur donner du goût, l’idéal est d’y ajouter un peu de sauce soja ainsi que des herbes durant la cuisson.

En plus de ces aliments, il est conseillé de se tourner vers la spiruline, une micro-algue qui est un complément alimentaire contenant près de 65 % de protéines. 3 à 4 comprimés par jour sont suffisants pour en tirer tous les bienfaits.

Le nombre de sportifs végans, notamment de bodybuilders végans a extrêmement augmenté ces dernières années. Une des raisons est que les protéines végétales se trouvent dans de nombreux types d’aliments (comme les fruits à coque ou les graines) et compléments alimentaires. Il est donc possible d’optimiser la récupération musculaire sans recourir aux produits animaux.

Les deux autres principales craintes sont le calcium et le fer.

Le calcium végétal est aussi riche et se retrouve en particulier dans les graines, ainsi que dans plusieurs fruits et légumes comme les haricots verts ou l’orange.

En outre, le fer végétal se trouvent dans plusieurs types de végétaux, dont les céréales ou encore les légumineuses.

De plus, pour remplacer le lait de vache, il est possible de se tourner vers le « lait végétal », qui en plus de pas contenir de lactose, ne contient pas de graisses saturées, présentes dans le lait de vache ou source de maladies cardio-vasculaires à long terme. Il est donc possible de boire du lait d’amandes ou du lait de soja pour le petit déjeuner et de les utiliser dans la cuisine.

Par ailleurs, le régime alimentaire végan contient beaucoup de fibres, ce qui permet un bon nettoyage des intestins a un effet de satiété idéal pour lutter contre la prise de poids.

C’est pourquoi manger végan peut être une bonne option si vous souhaitez réguler voire perdre du poids. Et en moyenne, les végans pèsent 10 kilogrammes de moins que les mangeurs de viande et autres produits animaux ! Sans mentionner le fait que le régime végan exclut les sucres raffinés, par les produits et conservateurs qu’ils contiennent, ce qui soulagera votre organisme du sucre qui est un poison pour l’organisme.

En conclusion, adopter une alimentation végétalienne peut être une bonne solution si vous êtes soucieux de votre santé. Et manger végan est délicieux si vous savez préparer les bonnes recettes ! 

 

A propos BrunoParmentier

Bruno Parmentier : Consultant et conférencier sur les questions d’agriculture, alimentation et faim dans le monde. Administrateur d’ONG et de fondations. J'ai 67 ans et j'ai dirigé de 2002 à 2011 le Groupe ESA (École supérieure d'agriculture d'Angers), numériquement, le plus grand Groupe français d'enseignement supérieur en agriculture, alimentation et développement rural. Ingénieur des mines et économiste, j'avais auparavant consacré l'essentiel de mon activité à la presse et à l'édition. J'ai eu ainsi l'occasion de découvrir à l'âge mûr et depuis un poste d'observation privilégié les enjeux de l'agriculture et de l'alimentation, en France et dans le monde (nous avions 40 nationalités chez les étudiants et 14 chez les profs). Il en est sorti trois livres de synthèse, un sur l'agriculture, sur l'alimentation et sur la faim. Trois livres un peu décalés, qui veulent « sortir le nez du guidon » pour aller aux enjeux essentiels, et volontairement écrits avec des mots simples, non techniques, pour être lisibles par des « honnêtes citoyens ». Ce blog prolonge ces travaux et cette volonté d'échange.
Ce contenu a été publié dans Actu MANGER, avec comme mot(s)-clé(s) , . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Merci de taper les caractères de l'image Captcha dans le champ

Please type the characters of this captcha image in the input box