Commerce agroalimentaire Europe-USA : d’abord une affaire de culture

Article paru dans Paris Dépêches :

http://w1p.fr/121280

Les négociations en vue d’un accord de libre-échange entre les Etats-Unis et l’Union européenne font l’objet de débats polémiques à l’occasion de la campagne pour les élections européennes, avec des slogans du type « pas de poulets chlorés ni de bœufs aux hormones américains chez nous ». Les débats se cristallisent autour des produits agroalimentaires : OGM, hormones de croissance en viande bovine, poulet au chlore, vins, fromage, foie gras, etc. Au-delà de la confrontation directe d’intérêts économiques considérables, il convient de bien comprendre l’ampleur des différences culturelles sous-jacentes. Car si les français se sentent agressés par des produits américains, l’inverse est tout aussi patent, ce qui explique peut-être la lenteur des négociations ! En effet, comme le disait Claude Levi-Strauss « Il ne suffit pas qu’un aliment soit bon à manger, encore faut-il qu’il soit bon à penser »… et donc à commercer ! Tentons donc de comprendre les fondements de ces incompréhensions. C’est l’occasion de relire un article écrit à l’ouverture de ces négociations, eu printemps 2013.

Qu’est-ce qu’un « bon » aliment, et comment se construit la confiance collective dans sa qualité ? Les réponses à ces questions sont extrêmement différentes de part et d’autres de l’Atlantique, en face de gens qui chaque jour passent en moyenne une heure de moins que nous à table (74 mn contre 135) mais entre-temps boivent 4 fois plus de sodas (190 litres par an contre 50)…

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A propos BrunoParmentier

Bruno Parmentier : Consultant et conférencier sur les questions d’agriculture, alimentation et faim dans le monde. Administrateur d’ONG et de fondations. J'ai 67 ans et j'ai dirigé de 2002 à 2011 le Groupe ESA (École supérieure d'agriculture d'Angers), numériquement, le plus grand Groupe français d'enseignement supérieur en agriculture, alimentation et développement rural. Ingénieur des mines et économiste, j'avais auparavant consacré l'essentiel de mon activité à la presse et à l'édition. J'ai eu ainsi l'occasion de découvrir à l'âge mûr et depuis un poste d'observation privilégié les enjeux de l'agriculture et de l'alimentation, en France et dans le monde (nous avions 40 nationalités chez les étudiants et 14 chez les profs). Il en est sorti trois livres de synthèse, un sur l'agriculture, sur l'alimentation et sur la faim. Trois livres un peu décalés, qui veulent « sortir le nez du guidon » pour aller aux enjeux essentiels, et volontairement écrits avec des mots simples, non techniques, pour être lisibles par des « honnêtes citoyens ». Ce blog prolonge ces travaux et cette volonté d'échange.
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5 réponses à Commerce agroalimentaire Europe-USA : d’abord une affaire de culture

  1. divorce dit :

    Merci pour cet article, cela m’aide à cerner toute la complexité d’élaborer un traité équitable ayant pour but de satisfaire toutes les parties.
    Je lisais récemment un article traitant de la réduction de la perte et du gaspillage alimentaires qui expliquait qu’une calorie produite sur quatre par le système agricole mondial est perdue ou gaspillée.
    http://www.mediaterre.org/actu,20130607085312,1.html

  2. Bruno Parmentier dit :

    Oui le gâchis alimentaire est fort préoccupant ! J’ai commis il y a quelques mois un article dans ce même blog : « L’ampleur du gâchis alimentaire » ; il est toujours autant d’actualité, et je soutiens les efforts actuels du ministre Garot qui souhaite s’attaquer à ce problème !

  3. divorce dit :

    Merci pour votre réponse, je ne manquerai pas de lire avec attention votre article sur le gâchis alimentaire.
    Si vous disposez d’une page Twitter ou Google plus, c’est avec grand plaisir que je vous suivrai.

    • Bruno Parmentier dit :

      Pour le moment, pas de Twitter, mais peut-être à la rentrée ; je prépare aussi un « Scoop-it » ; dur d’être moderne pour un pur produit du XXe siècle comme moi !

      • divorce dit :

        Comme je vous comprends, d’autant plus que cela demande beaucoup de temps si vos réseaux deviennent populaires. N’hésitez pas à me demander conseil, je vous répondrai volontiers dans la mesure de mes compétences.

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