Faim dans le monde, en verra-t-on la fin ?

Pour réentendre l’émission radio de 45 minutes « 7 milliards de voisins » de Radio France internationale, qui est passée le 15 septembre, voir : http://www.rfi.fr/emission/20140915-faim-zero/

Le thème : la faim, en verra-t-on la fin ? En particulier en Afrique.

La faim tue bien plus que les guerres : 850 millions de personnes ont faim dans le monde. Toutes les dix secondes, un enfant meurt de faim. Cette situation se paye au prix fort : insécurité, piraterie, épidémies, émigration sauvage. Certains pays tels que la Chine, le Brésil ou le Vietnam ont remporté des victoires quand d’autres tels que l’Inde ou certains pays d’Afrique subsaharienne reculent. Pourquoi, alors que la planète a réussi à nourrir en un siècle 5 milliards de personnes supplémentaires, n’arrive-t-on pas à éradiquer la faim dans le monde ?

A propos BrunoParmentier

Bruno Parmentier : Consultant et conférencier sur les questions d’agriculture, alimentation et faim dans le monde. Administrateur d’ONG et de fondations. J'ai 67 ans et j'ai dirigé de 2002 à 2011 le Groupe ESA (École supérieure d'agriculture d'Angers), numériquement, le plus grand Groupe français d'enseignement supérieur en agriculture, alimentation et développement rural. Ingénieur des mines et économiste, j'avais auparavant consacré l'essentiel de mon activité à la presse et à l'édition. J'ai eu ainsi l'occasion de découvrir à l'âge mûr et depuis un poste d'observation privilégié les enjeux de l'agriculture et de l'alimentation, en France et dans le monde (nous avions 40 nationalités chez les étudiants et 14 chez les profs). Il en est sorti trois livres de synthèse, un sur l'agriculture, sur l'alimentation et sur la faim. Trois livres un peu décalés, qui veulent « sortir le nez du guidon » pour aller aux enjeux essentiels, et volontairement écrits avec des mots simples, non techniques, pour être lisibles par des « honnêtes citoyens ». Ce blog prolonge ces travaux et cette volonté d'échange.
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3 réponses à Faim dans le monde, en verra-t-on la fin ?

  1. JEAN-MICHEL washétine dit :

    Bonjour M. parmentier,

    pourquoi la PAC est-elle considérée comme une politique industrielle commune ?

  2. Bruno Parmentier dit :

    En gros : pour maintenir une industrie qui peut encore exporter en Europe, il convient de ne pas trop augmenter les bas salaires.
    Pour cela, on a inventé de vendre à la population la nourriture moins cher que ses coûts de production en Europe, au prix du « moins disant mondial », le plus productif de la planète (par exemple le lait au prix de la Nouvelle Zélande, le maïs au prix des USA, etc.). La politique agricole commune compense le manque à gagner des agriculteurs, qui peuvent ainsi continuer à livrer leurs produits à leur coopérative moins cher que leurs coûts de production, tout en gagnant leur vie suffisamment pour continuer. Les montants des aides PAC represente souvent davantage que les revenus effectifs des agriculteurs.
    Au sens strict, la Politique agricole commune représente donc indirectement une subvention à l’industrie européenne !

  3. Jean-Michel dit :

    Bonjour M. Parmentier, merci beaucoup pour l’explication.

    Vous savez comme moi qu’il y a dans le monde entier beaucoup d’initiatives locales pour trancher avec l’agriculture conventionnelle. Chez moi dans ma tribu en Nouvelle-Calédonie, l’organisation sociale est traditionnelle et ancestrale, c’est l’interaction des clans. Et il y en a 3 dans ma tribu dans lesquels est répartie une population d’environ 1500 personnes. Le clan de la terre, le clan de la forêt et le clan de la mer dont je suis issu.
    L’harmonie inter-clanique s’autorégit et s’autorégule. Mon clan est propriétaire de la mer donc des poissons, le clan de la terre est propriétaire des terre donc des cultures, et le clan de la forêt est propriétaire des bois et des animaux sauvages qui y vivent. Quand j’ai besoin de bois pour construire ma maison je demande l’autorisation au clan de la forêt, de même que je demande l’autorisation au clan de la terre pour cultiver mon champ (agriculture vivrière). De cette manière l’équilibre des forces est assuré. Et nous vivons au rythme des saisons.
    En tant que clan de la mer, nous connaissons parfaitement le cycle de reproduction de tous les animaux marins (poissons, crustacés, coquillages comestibles, etc.). Nous utilisons toujours le terme « fermer la mer » pour laisser justement la mer se régénérer, la faune marine se reproduire. Et le plus génial c’est quand on ferme la mer, le clan de la forêt prend le relais et « ouvre la forêt », sous-entendu « ouverture de la chasse », car la forêt regorge d’animaux sauvages. Comme quoi la nature est bien foutue quand même, et si on prend soin d’elle, elle nous rend le double. On ne manque de rien finalement. Et chez nous, pas de pesticide, la terre y est très fertile, et on l’entend la conserver indemne et intact. Mon frère travaille dans l’agriculture biologique, dans une agence de certification d’agriculture bio.
    C’était juste pour partager avec vous ce qui se passe un peu chez nous.
    Bien à vous.
    Jean-Michel

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