A propos du hamburger, sur la radio belge

J’étais l’invité du journal du matin à la radio belge, suite à la dégustation d’un hamburger entièrement artificiel.

On trouvera l’article qu’ils ont publié à la suite à l’adresse suivante : http://w1p.fr/126689

« Bruno Parmentier est expert en alimentation et en agriculture. Invité de Matin première, il réagit à l’évènement alimentaire de la semaine: la présentation d’une viande créée entièrement à partir de cellules souches. L’occasion de faire le point sur la nécessité de penser la production agricole différemment. »

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Une nouvelle crise alimentaire en Egypte ?

Quelle que soit sa politique agricole, l’Égypte ne peut pas et ne pourra pas se nourrir. On ne peut pas rêver de produire de quoi nourrir 84 millions de personnes dans un pays désertique où seulement 4% des terres sont cultivables ! La productivité agricole sur ces rares terres arables, presque toutes irriguées, est plutôt bonne, donc il n’y a pas grands amélioration à attendre. En fait l’Égypte achète une grande part de sa nourriture, et en particulier autour de 10 millions de tonnes de blé par an, ce qui fait de lui le plus grand importateur mondial de cette céréale.

Egypte cultivableOn a vu lors des deux dernières crises céréalières mondiales à quel point sa dépendance était extrême. En 2008, lorsque le prix du blé a triplé, de nombreuses émeutes de la faim ont ébranlé le régime de Moubarak, alors que les dépenses de base de la moitié de la population qui vit avec moins de 2$ par jour avaient augmenté de 50 % en trois mois. En 2011, une nouvelle flambée des cours de cette céréale a déclenché le mouvement qui a eu raison du régime.

Emeutes de la faim EgypteDistribution de pain en 2008 au Caire

La récolte mondiale 2012 a été mauvaise, et les cours ont de nouveau flambé en 2013. Aujourd’hui, à la veille d’une récolte mondiale 2013 qui devrait être bonne, et donc faire baisser les cours, l’Égypte se trouve malheureusement dans une situation de quasi faillite. Les troubles sociaux et l’incertitude issue de la prise de pouvoir des islamistes ont asséché les ressources en devise de ce pays, en particulier celles issues du tourisme, sans évoquer l’inexpérience économique des nouveaux ministres. Les ressources en devises du pays qui représentaient un montant de 36 milliards de dollars en janvier 2011, ne s’élèvent aujourd’hui plus qu’à 13 milliards de dollars – réduisant drastiquement les capacités d’importation, et les stocks de blé sont au plus bas. La FAO estime que la situation du pays menace de devenir carrément critique cet été.

Heureusement, les Émirats arabes unis, l’Arabie Saoudite et le Koweït ont conjointement promis d’accorder 12 milliards de dollars à l’Égypte en devises, en prêts et en pétrole, suite à la destitution de M. Morsi. Mais c’est reculer pour mieux sauter, car comment l’Égypte fera pour se procurer des devises si les troubles persistent ?

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Je suis sur Twitter

Et voilà, après de nombreuses interpellations, je tente un passage au XXIe siècle en m’inscrivant sur Twitter, sans garantie de fréquence !

https://twitter.com/NourrirManger

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L’Inde sa lance dans la lutte contre la faim

 

L’Inde est le pays de la faim dans le monde ; elle regroupe à elle toute seule le tiers des humains sous-alimentés. Voilà un pays dit « émergent », mais où 42 % des enfants de moins de 5 ans souffrent de malnutrition chronique, et où, dans les régions les plus pauvres, 59 % des enfants souffrent de retards de croissance. Des taux supérieurs à ceux du Niger ou du Mali.

Faim IndeL’Inde est le Pays de la faim dans le monde

Le « National food security bill » met en place en juillet 2013 le plus grand programme jamais entrepris dans ce domaine en amplifiant fortement des politiques déjà esquissées auparavant : près de 800 millions de personnes, soit 67 % de la population, pourront acheter de 3 à 7 kg de céréales (riz et farines) par personne et par mois au tarif de quelques centimes d’euros. La quantité de céréales subventionnées variera selon les niveaux de revenus de chacun. Ces projets s’accompagnent d’aide financière aux femmes enceintes et allaitantes et de rations alimentaires adaptées aux jeunes enfants. Pour pouvoir mettre en œuvre ces politiques, un énorme programme d’émission de cartes d’identités a été lancé, pour que les pauvres aient déjà une identité, base indispensable pour acquérir des droits.

« En choisissant la procédure législative, l’Inde fait une avancée très importante en faveur de la notion de droit à l’alimentation », note Olivier De Schutter, rapporteur spécial des Nations unies pour le droit à l’alimentation. Il convient là aussi de rester prudent sur un programme qui devrait amener à augmenter d’un tiers les dépenses, coûter 15 milliards d’euros annuels en période de ralentissement de la croissance économique mondiale, et dans un pays très bureaucratique et très corrompu. Surtout que la mise sur le marché de telles quantités de céréales à bas prix risque par ricochet de faire baisser les revenus des paysans, pourtant les premiers touchés par la faim… On peut aussi espérer qu’à terme le millet, plante plus adaptée à la sécheresse, sera également touchée par ce programme, et pas seulement le riz et le blé, plantes trop gourmandes en eau dans un pays où seulement 30 % des terres sont irriguées, et où les effets délétères du réchauffement climatique sont à leur maximum.

J’avais publié un article en avril dernier, quand c’était le Mexique qui faisait l’actualité en ce domaine ; cette nouvelle loi indienne, nouvelle « bonne nouvelle »  est l’occasion de l’enrichir. Vous pouvez télécharger le texte complet ici (faire « Upload » dans la barre du dessous).

Croisade contre la faim, Brésil, Mexique et maintenant Inde

D’une manière générale je vais tâcher dorénavant de mieux suivre cette actualité de la faim dans le monde, qui me motive davantage depuis que je suis administrateur de l’ONG « Action contre la faim », surtout que j’ai commencé à écrire un livre sur le sujet !

 

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Rendez-vous sur scoop-it

Je viens de découvrir cet outil magnifique de « revue de presse personnalisée », et je vous y donne rendez-vous ; je vais tâcher d’y mettre toutes les semaines de nouveaux articles. Ayez un peu d’indulgence au début pour le pauvre homme du XXe siècle qui se met poussivement aux outils d’aujourd’hui !

Rendez-vous donc sur :

www.scoop.it/t/agriculture-alimentation-faim

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Pourra-t-on nourrir 9 milliards de terriens ?

Je viens de rédiger un nouveau texte de synthèse pour tenter de répondre à cette question, divisé en deux car un peu long.

Tout d’abord combien faut-il produire de nourriture et par quelles techniques :

http://m1p.fr/vy9

Et ensuite, comment s’organiser pour que chacun puisse manger, et déjà pour, en urgence, empêcher les gens de mourir le faim (cet aspect, nouveau sous ma plume, à l’occasion de mon entrée comme administrateur de la remarquable ONG Action contre la faim (http://actioncontrelafaim.org/  ) ; j’aurai l’occasion d’y revenir !) :

http://m1p.fr/vya

Pour charger le document in extenso :

Pourra-T-On Nourrir 9 Milliards Dhabitants

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Vers un crash alimentaire

Je viens de voir que le film « Vers un crash alimentaire » d’Yves Billy et Richard Prost, projeté plusieurs fois sur la chaine Arte, et qui a été tourné après une longue interview de votre serviteur, est intégralement disponible à cette adresse :

http://www.youtube.com/watch?v=clQ3-AuwrbQ

Ce film a gagné plusieurs prix ; je n’en ferai qu’une seule critique : il reste très pessimiste et finit sur une note carrément désespérante ; or je crois moi qu’on peut arriver à se nourrir tous sur cette planète…

 

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Manger des fruits et légumes, oui, mais lesquels ?

On nous suggère avec insistance de manger au moins 5 (parts) de fruits et légumes par jour pour rester en bonne santé, et les français en sont encore très loin, surtout les jeunes et les classes populaires. Mais au fait lesquels pour être vraiment en bonne santé ? Un article récemment publié par Jo Robinson dans le New-york Times (Breeding the Nutrition Out of Our Food) permet de regarder avec un œil neuf cette question, et je me suis permis d’en traduire quelques extraits pour ceux qui ne maîtrisent pas bien la langue de Shakespeare (et de Monsanto !).

http://www.nytimes.com/2013/05/26/opinion/sunday/breeding-the-nutrition-out-of-our-food.html?pagewanted=all&_r=0

L’auteur constate et déplore que l’on déploie beaucoup plus d’effort pour développer des fruits et des légumes résistant aux maladies que dans la création de nouvelles variétés qui amélioreraient la résistance des consommateurs à leurs propres maladies….

« Le médecin grec Hippocrate a proclamé presque il y a 2,500 ans : « Que la nourriture soit ta propre médecine« . Aujourd’hui, les experts médicaux sont d’accord : si nous remplissons nos assiettes avec des fruits frais et des légumes, nous aurons une santé optimum. Cette directive de santé doit être révisée. Si nous voulons obtenir un maximum de bénéfices santé avec des fruits et des légumes, nous devons d’abord choisir les bonnes variétés. Des études récentes montrent qu’une grande partie de nos produits alimentaires sont relativement pauvres en phyto-nutriments, les composés qui ont le potentiel de réduire les risques de quatre de nos fléaux modernes : cancer, maladies cardiovasculaires, diabètes et sénilité.

Des pissenlits sauvages, auparavant un plaisir du printemps pour des Indiens d’Amérique, possèdent sept fois plus de phyto-nutriments que l’épinard, que nous considérons actuellement comme « une super-nourriture ». Une pomme de terre pourpre autochtone du Pérou a 28 fois plus d’anthocyanine (qui combat le cancer) que les pommes de terre rousses communes. Une variété ancienne de pomme possède 100 fois plus de phyto-nutriments que la pomme Golden de nos supermarchés.

pommes-de-terre-2

Chaque fruit et légume de nos magasins a une histoire singulière de perte nutritive, mais il y a deux thèmes communs. Peu à peu, nos ancêtres agricoles ont choisi les plantes les moins amères pour pousser dans leurs jardins. Or on sait maintenant que nombre des phyto-nutriments les plus avantageux ont un goût amer, aigre ou astringent. Deuxièmement, les premiers agriculteurs ont favorisé les plantes qui étaient relativement pauvres en fibres et riches en sucre, amidon et huile. Ces plantes denses en énergie étaient agréables à manger et fournissaient les calories nécessaires pour un style de vie vigoureux. Mais plus nos fruits et légumes sont devenus agréables à manger, moins ils étaient avantageux pour notre santé. »

Le maïs actuel n’a plus que du sucre

« Le maïs sucré que nous servons aux USA illustre ces deux tendances. L’ancêtre sauvage de notre maïs actuel est une plante herbeuse appelée téosinte, une plante touffue avec les pointes courtes possédant seulement 5 à 12 grains. Ces grains sont emballés dans des coquilles si denses vous auriez besoin d’un marteau pour les casser. Une fois que vous en avez extrait les grains, vous vous demandez pourquoi vous vous êtes donné toute cette peine. Cette nourriture a beaucoup d’amidon et peu de sucre, mais… 10 fois plus de protéine que le grain de maïs que nous mangeons aujourd’hui. Pendant plusieurs milliers d’années, la téosinte a subi plusieurs mutations spontanées. La Nature a peu à peu libéré les grains de leurs coquilles et a transformé une pointe de grain en épis avec les grains de beaucoup de couleurs. Nos ancêtres ont décidé que ces grains transformés étaient savoureux et l’ont planté dans leurs jardins. Dans les années 1400, ce grain de maïs constituait l’essentiel du régime des peuples vivant au Mexique et en Amérique.

Théosinthe et maïs

De la téosinte au maïs coloré et au maïs actuel super sucré

Nous apprenons maintenant que les grains noirs, rouges et bleus des variétés anciennes sont riches en anthocyanoside, une substance anti oxydante avec un potentiel de lutte contre le cancer, l’inflammation, le cholestérol et la tension artérielle, de protéger le cerveau vieillissant et de réduire le risque d’obésité, de diabète et de maladie cardiovasculaire.

Des colons européens se sont contentés de ces grains colorés jusqu’à l’été 1779 où ils ont trouvé quelque chose de plus délectable – une variété jaune avec des grains plus doux et plus tendres que cultivaient les Iroquois.

Les fermiers ont commencé à jouer un rôle plus actif au 19ème siècle. En 1836, Noyes Darling, a tenté de créer une variété sucrée, tout-blanche qui était « prête à bouillir » avant la mi-juillet. Il a réussi, notant avec fierté qu’il avait débarrassé le maïs sucré de « l’inconvénient d’être jaune ». L’inconvénient d’être jaune, nous le savons maintenant, constituait pourtant un net avantage pour la santé humaine, avec 60 fois plus de bêta-carotène que les grains blancs, une substance précurseur de la Vitamine A, qui améliore la vision et renforce le système immunitaire.

Le grain de maïs supersucré, maintenant davantage vendu que toutes les autres sortes de grain, est né dans un nuage de radiation. Au début des années 20, les généticiens ont exposé des grains de maïs à des radiations pour en apprendre davantage sur leurs gènes. Ils ont fait subir une mutation les graines en les exposant à des rayons X, des composés toxiques, des radiations de cobalt et ensuite, dans les années 1940, aux explosions atomiques. En 1959, le généticien John Laughnan a découvert que ces grains mutants étaient jusqu’à 10 fois plus doux que ceux du maïs ordinaire. Il est immédiatement devenu entrepreneur et a passé des années à développer des variétés commerciales de maïs supersucré. Ses premiers hybrides ont commencé à être vendus en 1961. Ce fut la première nourriture génétiquement modifiée à entrer dans l’approvisionnement en nourriture des États-Unis, un événement qui en son temps n’a pas beaucoup attiré l’attention.

En une seule génération, les nouvelles variétés sucrées ont éclipsé le maïs doux. Les grains sont blancs, ou jaune pâle, ou une combinaison des deux, et les variétés les plus sucrées approchent maintenant le taux de 40 % de sucre ! »

Quelques exemples de plantes anciennes nutritives

« Côté laitue, cherchez l’Arugula, aussi appelé roquette, très semblable à son ancêtre sauvage. Quelques variétés n’ont été domestiquées que dans les années 1970, des milliers d’années après la plupart des autres fruits et légumes. Elles sont riches en composés anti cancer appelés glucosinolates et contiennent beaucoup plus d’antioxydant que la plupart des laitues vertes.

Les oignons verts, sont les bijoux cachés de nutrition. Ils ressemblent aux oignons sauvages et sont tout aussi bon. Ils ont plus de cinq fois plus de phyto-nutriments que beaucoup d’oignons communs. Les parties vertes de ces oignons sont plus nutritives que les bulbes blancs, utilisez donc la plante entière.

Les herbes sont des plantes sauvages incognito. Elles ont toujours été appréciées pour leur saveur intense et leur arôme, c’est pourquoi on ne les a pas transformées et leur contenu en phyto-nutriment est resté intact. »

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Ne plus rien gâcher !

Ne plus rien gâcher, un principe apparemment simple et qui devient absolument indispensable alors que nous arrivons au bout des ressources de la planète. Voyons de plus près les expériences de quelques agriculteurs pionniers rencontrés récemment qui tentent de l’appliquer vraiment dans l’agriculture.

Rappelons que, contrairement aux déchets industriels, les « déchets » de l’agriculture sont composés principalement de carbone, d’azote, d’oxygène et d’hydrogène, que du bon et donc rien à jeter en vérité !

Ne rien gâcher de la végétation

L’association des agriculteurs-composteurs de France www.composteursdefrance.com vient de fêter ses 10 ans chez l’un de ses membres, qui « a créé un emploi par trimestre depuis 10 ans ! » dans le compost et le bois énergie : Lucien Gerbier de la société Loire compost environnement www.loire-compost.fr . Il fait la preuve que les emplois verts existent pour ceux qui veulent bien se donner la peine de les créer ! Et il valorise à lui tout seul 100 000 tonnes de déchets par an et fertilise 5000 hectares dans le Maine et Loire.

LOgo Agriculteurs composteurs

Leur métier : récolter les déchets verts, les trier, et les valoriser, pour le bois sous forme de combustible et pour le reste sous forme de compost obtenu par fermentation ; la température du « tas de végétation » carboné et azoté, broyé et humide, retourné périodiquement, monte naturellement à 70 ou 80°, l’assainit et le transforme en bonne terre végétale bien riche. 195 000 tonnes de compost retournent ainsi à la terre et permettent de diminuer fortement sur 17 000 hectares les apports d’engrais minéraux tout en élevant fortement le taux de matière organique !

La cinquantaine de membres de cette association dynamique traitent 500 000 tonnes de bio déchets sur 42 sites répartis en France ; ils  sont aussi liés à l’association des agriculteurs-méthaniseurs, qui, eux, transforment les déchets ruraux et urbains en biogaz : www.pardessuslahaie.net/agriculteurs-methaniseurs .

Logo Agriculteurs méthaniseurs

Ils ont aussi créés une marque collective : planète terre www.planeteterre.net pour commercialiser ensemble leurs produits (compost, terreau, paillage, terre végétale, granulés de bois, plaquettes forestières, briques forestières, etc.).Logo Planète terre

Un dynamisme et une créativité impressionnants pour inventer ensemble les solutions du XXIe siècle tout en restant ce qu’ils étaient au départ : avant tout des agriculteurs, désireux d’entreprendre et de garder la main sur la transformation de leur propre production.

Autre approche, le lombricompostage, où le travail est fait à froid par les vers de terre qui digèrent la matière organique. J’ai rencontré il y a quelques mois à ce sujet Renaud de Loze, de la « palmeraie des Alpes », qui a fait des expériences très prometteuses à ce sujet. www.palmeraiedesalpes.com

Ne rien gâcher du soleil sur les champs

Le principe est simple : tout rayon du soleil qui nous fait l’honneur d’arriver sur un champ doit fixer du carbone et de l’azote, 365 jours par an, sauf quand il y a de la neige. Donc on ne laboure plus et on se creuse la tête pour faire se succéder en permanence sur les champs des mélanges de plantes qui s’aident à pousser et fertilisent la terre. On passe de « laboureur » à « éleveur de vers de terre ».

Nous sommes seulement au début du commencement de l’exploration de ces techniques de sans labour ; raison de plus pour échanger ses expériences entre pionniers, en particulier via les sites www.asso-base.fr et http://agriculture-de-conservation.com et le forum www.agricool.net

Ne rien gâcher du soleil sur les toits

Autre principe de bon sens : tout rayon de soleil qui arrive sur un toit de grande dimension doit être récupéré pour produire eau chaude ou électricité !

Là encore Lucien Gerbier montre la voie avec le superbe toit de son hangar de 700 M2. Pourquoi sommes-nous encore surpris par une pratique, qui devrait être parfaitement banale… J’ai rencontré récemment un agriculteur suisse qui me disait payer l’intégralité du loyer de ses terres en louant par ailleurs ses toits à un exploitant électrique !

Toiture  solaire Lucien Gerbier

 

Ne rien gâcher du vent

On peut continuer à décliner le programme des anti-gâchis : comment peut-on encore gâcher le vent qui passe sur ses terres, lorsqu’on est bien ventilé ?

La plupart des agriculteurs devraient à terme vendre de l’énergie, d’une manière ou d’une autre…

parc-eolien.zoom

 

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Manif contre Monsanto, et les 364 autres jours ?

Le 25 Mai s’est déroulé la « Manifestation mondiale contre Monsanto » à l’initiative du mouvement « Occupy Wall Street ». A Paris, 1000 personnes avaient bravé la pluie (voir photo) , mais il y a eu également des manifestations à Toulouse, Strasbourg, Montréal, New-York, mais aussi au Danemark, en Australie, en Argentine, en Afrique du Sud, etc.

Voir par exemple la vidéo de synthèse :

Cette entreprise symbolise beaucoup de mal pour de nombreux militants. C’est la première fois que j’entends parler d’une manif mondiale contre une entreprise !

J’ai été interviewé par un site Paris Dépêches à ce sujet ; mon avis : une manif une fois par an, pourquoi pas (si ça fait du bien à ceux qui manifestent, parce que ça ne va pas affaiblir beaucoup l’entreprise concernée), mais le problème reste… qu’est ce qu’on fait les 364 autres jours de l’année ? Ma proposition : de l’agriculture écologiquement intensive !

A lire donc :

http://www.parisdepeches.fr/2-Societe/32768-Monde/8168-Bruno_Parmentier_%22Pour_agriculture_ecologique%E2%80%A6_intensive.html

Manif contre Monsanto 25 mai 2013

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