Consommation de viande et climat : un basculement culturel est indispensable

Si nous espérons gagner notre bataille contre le réchauffement climatique, il va nous falloir changer certaines de nos habitudes. Parmi lesquelles, nos habitudes alimentaires. De récents travaux montrent qu’en consommant moins de viande nous pourrions non seulement limiter une partie de nos émissions de gaz à effet de serre mais aussi en compenser d’autres par la régénération des écosystèmes. Toutefois, les choses ne sont pas aussi simples…

Si nous pouvions imposer aux Français de ne plus consommer que 50 kilos de viande par an, cela aurait un effet énorme sur les émissions de gaz à effet de serre ! Mais c’est évidemment impossible !

Interview dans Futura-Sciences du 8 sept 20

https://www.futura-sciences.com/planete/actualites/rechauffement-climatique-consommation-viande-climat-basculement-culturel-indispensable-selon-bruno-parmentier-82853/

A propos BrunoParmentier

Bruno Parmentier : Consultant et conférencier sur les questions d’agriculture, alimentation et faim dans le monde. Administrateur d’ONG et de fondations. J'ai 67 ans et j'ai dirigé de 2002 à 2011 le Groupe ESA (École supérieure d'agriculture d'Angers), numériquement, le plus grand Groupe français d'enseignement supérieur en agriculture, alimentation et développement rural. Ingénieur des mines et économiste, j'avais auparavant consacré l'essentiel de mon activité à la presse et à l'édition. J'ai eu ainsi l'occasion de découvrir à l'âge mûr et depuis un poste d'observation privilégié les enjeux de l'agriculture et de l'alimentation, en France et dans le monde (nous avions 40 nationalités chez les étudiants et 14 chez les profs). Il en est sorti trois livres de synthèse, un sur l'agriculture, sur l'alimentation et sur la faim. Trois livres un peu décalés, qui veulent « sortir le nez du guidon » pour aller aux enjeux essentiels, et volontairement écrits avec des mots simples, non techniques, pour être lisibles par des « honnêtes citoyens ». Ce blog prolonge ces travaux et cette volonté d'échange.
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2 réponses à Consommation de viande et climat : un basculement culturel est indispensable

  1. Cédric Cabrol dit :

    Bonjour,
    Certes les vaches émettent du méthane, mais avez vous vu ce quelles permettent de faire chez Gabe Brown? Cet américain met en oeuvre la technique du mob-grazing. Dans ce cadre les herbivore sont déplacés des qu\’ils ont consommés la moitié seulement de la plante. Cette limite est celle nécessaire à la conservation d\’un système racinaire qui restera 100% actif après le passage des animaux. Ceci aura pour résultat, l\’injection d’exsudat sucré sur toute la hauteur de la racine et le stockage de carbone dans le sol. Et pas qu\’un peu ! La ou l\’agriculture de régénération des sols arrive à 0.3 0.4%/ans sur les premiers centimètres, la on arrive à 2%/an sur plusieurs dizaines de centimètres. Aujourd\’hui son sol renferme 90t de carbone à l\’hectare versus 10 à 30.Quel est le bilan carbone de cette pratique?Quel sera celui de la viande produite dans ce contexte?Si l\’on calcule je pense que l\’on a affaire a deux impacts différents voire opposé. Il conviendra d’intégrer dans le bilan les niveaux de fertilité (N,P,K) auto généré par la pratique et les niveaux d\’absorption et la stockage d\’eau atteinte.
    Je n’ai pas fait de recherche à ce sujet mais les émission de méthanes ne pourront elles pas varier en fonction du micro-biote du ruminant et de son éventuelle altération par des antibiotiques?
    Merci pour votre lecture.

    • BrunoParmentier dit :

      Bonjour,
      Toutes les formes d’agriculture de conservation des sols sont à étudier et développer, en agriculture comme en élevage. je ne connaissais pas ce Gabe Brown, mais ce qu’il fait a l’air très intéressant !
      Un préalable est bien sûr d’élever les ruminants à l’herbe et d’éviter de les transformer en granivores !
      Et on a encore beaucoup à apprendre sur les systèmes herbagers, leur composition et leur gestion. Dans tous les cas, partager ses prairies pour concentrer le troupeau sur une micro parcelle un ou quelques jours et en changer régulièrement pour laisser les parcelles se régénérer entre deux passages (pâturage tournant dynamique) semble produire de très bons résultats.
      Et oui, il semble que l’alimentation du bovin influe sur la quantité de méthane qu’il expulse, c’est certainement une voie de progression.
      Il reste qu’une baisse importante de la consommation de viande dans les pays riches, pour faire un peu de place aux classes moyennes émergentes des pays pauvres et diminuer l’explosion à venir de l’élevage mondial est prudent ! Tout le problème est se savoir comment y arriver dans des pays démocratiques !

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